);

Webinaire:« L’engagement psychique de la pratique, Dialogue entre psychanalyse et anthropologie »

MARDI 17 MARS 2026- 20H-22H

Danielle Bastien et Pierre Joseph Laurent viendront nous parler de leur livre en cours de rédaction. Ce livre est d’abord un dialogue entre une psychanalyste et un anthropologue sur la manière dont ils ont vécu, habité et pensé leur pratique, leurs rencontres avec ses patient-e-s pour l’une et avec les personnes rencontrées sur le terrain de ses recherches pour l’autre. Ils déroulent leurs questionnements, s’interpellent, interrogent leurs rapports avec la théorie, la sexualité, l’interprétation, l’écriture. Ils nous proposent ainsi un questionnement éthique sur leur démarche. Comment cheminer face aux souffrances psychiques rencontrées dans la pratique analytique ? Comment vivre les différentes façons de scruter les transformations culturelles et la vie quotidienne de ceux que va rencontrer l’anthropologue ?

Qui peut parler au nom de qui ? C’est finalement cette question qui rejoint les questionnements et débats du CEDEP. Comment accueillir et respecter la subjectivité de ceux que nous rencontrons, dans le soin, dans les recherches et dont nous défendons les droits dans un monde saturé de violence et de négation de l’autre ?

Ce projet est soutenu par le CEDEP en vue d’une parution dans la collection ERASME aux éditions ERES

Bruno Gravier

*******

Interventions de Danielle Bastien & Pierre Joseph Laurent

Danielle Bastien est psychanalyste, docteure en sciences psychologiques, membre co-fondatrice d’Espace analytique Belgique et membre d’Espace analytique France. Elle a une longue expérience d’enseignante, de formatrice et de superviseuse. Elle est l’autrice de nombreux articles et de plusieurs ouvrages scientifiques ainsi que de plusieurs romans.

Pierre Jospeh Laurent est anthropologue, professeur émérite à l’Université Catholique de Louvain, membre de L’Académie royale des sciences de Belgique, créateur du Mastère en anthropologie de l’UCLouvain. Il a effectué de nombreuses missions scientifiques, notamment au Burkina Faso et au Cap-Vert. Il est l’auteur de nombreux ouvrages d’anthropologie.

Qu’affronte le psychanalyste dans l’exercice de son métier ? Que risque l’anthropologue sur son terrain ? Chapitre après chapitre – du premier patient à la fin d’une cure, du premier terrain aux résultats publiés -, deux praticiens confirmés confrontent sans concession leurs méthodes, les risques du métier, leurs non-dits.

Ces deux champs suscitent actuellement l’intérêt du public pour penser la complexité de la condition humaine dans un moment où triomphe la violence économique, hiérarchique, symbolique, numérique. Ce dialogue intègre ces questionnements à partir du rôle tenu par la subjectivité dans ces deux pratiques et offre des outils pour penser l’implication du thérapeute ou du chercheur, comme ressource face à ces questions.

L’ouvrage de D Bastien et de P.J Laurent est une conversation qui, à la différence de la juxtaposition de deux positions, chemine pour éclairer les angles morts de l’engagement psychique de ces deux pratiques. Des convergences et des divergences surgissent et nous en prenons acte. Deux thèmes se dégagent : la posture psychique mobilisée dans l’exercice de nos pratiques et la capacité à questionner nos certitudes, à suspendre les jugements de valeur.

Par leurs objets, l’inconscient ou la diversité des manières d’habiter le monde, nos disciplines interrogent les fondements de l’humain. La psychanalyse questionne les soubassements du sujet et l’anthropologue ceux de notre société. Encore faut-il pour cela se maintenir sur un chemin de crête : douter et cheminer. Dans ce sens, nous avons parlé de pratiques insoumises et subversives.

Discutants :

Antoine Masson, psychiatre, psychanalyste, professeur émérite UCLouvain

Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue, Paris

********************

Inscription obligatoire – participation gratuite

Pour recevoir le lien de connexion merci de vous inscrire en envoyant un courriel mentionnant votre nom, prénom et coordonnées à bruno.gravier@unil.ch

Vous pouvez soutenir le CEDEP en versant une participation de 30 euros (écrire à l’adresse mail ci-dessus pour recevoir les coordonnées du compte)

Webinaire – Open Dialogue et déprescription

23 juin 2025

Cycle « trouble dans la santé mentale : identité ou stigmate»

Après notre séminaire sur « Des droits à défendre dans un monde qui bascule », nous poursuivons nos échanges sur la manière dont les usagers s’inscrivent activement dans la prise en charge de la maladie psychique : démarches institutionnelles (pairs aidants), mouvements associatifs, groupes de partage d’expériences (entendeurs de voix). Nous vous proposons d’approfondir l’Open Dialogue.

Cette approche, qui connaît un succès grandissant en Europe est née en Laponie dans les années 1980 dans un contexte de transformations des soins institutionnels vers les soins ambulatoires. Conçue pour accompagner les personnes traversant un épisode psychotique et leur entourage, elle est régie par 7 principes : aide immédiate, inclusion de l’entourage personnel et professionnel, flexibilité et mobilité de l’équipe, responsabilité du suivi, continuité psychologique, tolérance à l’incertitude, dialogue et polyphonie (Santé Mentale, 26 octobre 2021). Ces principes qui ne sont pas sans faire écho à ce qui a été défendu par la psychothérapie institutionnelle, la psychiatrie de secteur ou Psychiatria Democratica en Italie, les thérapies systémiques… placent le respect et l’écoute au centre d’une pratique « non coercitive, centrée sur la personne qui constitue une alternative au modèle basé sur les déficiences » (C. Leon, 2022).

Interventions de

Maeva Musso, psychiatre, pédopsychiatre, Hôpitaux Paris Est Val de Marne (HPEVM), présidente de l’Association des Jeunes Psychiatres et Jeunes Addictologues (AJPJA). « L’Open Dialogue, une communauté de soin pour les professionnels, les personnes en soin et leurs proches ».

L’Open Dialogue doit être envisagé à la fois comme une pratique de soin et comme une modalité d’organisation des soins, les deux dimensions étant indissociables. De même, la déprescription relève d’une pratique clinique, mais peut aussi être comprise comme un droit pour les patients, ainsi que comme l’ultime étape d’un parcours de soin orienté vers le rétablissement.

Fotis Vasilopoulos, psychologue clinicien, responsable scientifique au Centre de Jour « Franco Basaglia », EPAPSY, Athènes (Grèce), « L’expérience de la pratique de l’Open Dialogue dans un centre de soins communautaire à Athènes »

Discutants :

Dominique Deprins, professeure émérite de Statistique Mathématique, Université Catholique de Louvain, « Réactiver le sens commun ».

Ce que l’Open dialogue fait à la psychiatrie, le mathématicien et philosophe anglais du début du XXè siècle, Alfred North Whitehead, nous aide à le penser ; une reconquête du sens commun, comme pouvoir d’exister ensemble et de donner naissance à des interdépendances et une sensibilité d’un type nouveau. Dans « Réactiver le sens commun : lecture de Whitehead en temps de débâcle », la philosophe, Isabelle Stengers, rappelle la nécessité impérieuse, dont on retrouve la volonté dans l’Open Dialogue, de maintenir la vigilance envers nos modes d’abstraction coupés du vécu et envers des experts placés dans le rôle de ceux qui savent et qui font autorité.

Stelios Stylianidis, psychiatre, psychanalyste, professeur émérite de psychiatrie sociale, Athènes.

Modération: Denis Hers, psychiatre Bruxelles

Webinaire: « Des droits à défendre dans un monde qui bascule

MARDI 18 MARS 2025 – 20H-22H

Les malades psychiques ont toujours été les premières victimes des secousses sociétales et des violences d’Etat. L’évolution d’une psychiatrie, privée de moyens dans la plupart des pays, ne laisse d’inquiéter par son recours à la contention, à l’isolement et son occultation des droits fondamentaux. Dans de nombreux pays, la privation de liberté des malades psychiques pour des durées indéterminées, dès lors qu’ils sont aux mains de la justice pénale, est un bon exemple du peu de cas fait des droits humains dans ce monde qui ne supporte plus les altérités.

Le CEDEP depuis sa création en 1989 s’est toujours préoccupé de l’évolution des législations, du respect des droits et de la parole que les usagers peuvent se réapproprier.

Ce webinaire se propose de porter un regard, dans ce monde troublé, sur la manière dont peuvent se décliner défense des droits et évolution des lois en 2025.

  • Pauline Renther, Avocate et sociologue, Marseille, « La défense des droits des personnes psychiatrisées ».
  • Julien Starkman, Psychiatre, membre du Contrôle général des lieux de privations de liberté (CGLPL) en France, « présentation du CGLPL ».
  • Gérald Deschietere, (à confirmer) psychiatre, Responsable Unité de Crise, Cliniques Universitaires St-Luc, Bruxelles – Belgique, « Mieux défendre les droits ? A propos de la nouvelle loi belge de privation de liberté en vue de soins et des nouvelles dispositions de la loi sur les droits des patients ».


Ces trois exposés seront suivis d’une heure d’échanges entre les trois intervenants et les participants au webinaire.


Modération : Claire Gekiere et Bruno Gravier


Inscription obligatoire – participation gratuite

Si vous souhaitez soutenir financièrement le CEDEP dans l’organisation de ces rencontres, merci de verser une contribution de 30 euros sur le compte du CEDEP :

webinaire: « Souci écologique et santé mentale dans un monde troublé ».  .

mardi  3 décembre 2024 – 20H-22H

Nous avons dû, faute d’un nombre suffisant d’inscrits et à notre grand regret, annuler le séminaire prévu le WE des 15 et 16 novembre.

Pour rebondir et laisser au travail les thématiques que nous avions souhaité y aborder, nous avons décidé, avec l’accord des intervenants, de présenter les interventions prévues dans ce séminaire sous forme de plusieurs webinaires qui se tiendront en soirée dans les mois qui viennent .

J’ai donc le plaisir de vous inviter au prochain webinaire qui se tiendra  mardi  3 décembre 2024 – 20H-22H.

Ce webinaire aura pour thème «  dans un monde qui bascule », dialogue entre Christian Laval (sociologue, Lyon) Guillaume Pegon (chercheur en sciences sociales, Lyon) et Véronique Nahoum-Grappe (anthropologue, Paris) autour du livre de C. Laval et G. Pegon « Souci écologique et santé mentale dans un monde troublé », dernier livre qui vient de paraître dans la collection du CEDEP aux éditions Erès.

 « Comment s ‘articulent crise écologique et santé mentale dans un monde troublé ? », telle est la question mise au travail dans l’ouvrage de Christian Laval et Guillaume Pegon qui vient de sortir dans la collection du CEDEP (ERASME) aux éditions Eres.

Notre monde explose de conflits violents, voit l’exclusion devenir le maitre mot des politiques publiques et ignore l’effondrement climatique, pourtant de plus en plus présent. Les populismes prennent le pouvoir un peu partout. Ce basculement anthropologique et politique ne peut que bouleverser notre monde interne.

« La question que ce livre pose est immense et difficile : quels sont les liens entre la perception collective du monde global, celle du sens de la présence humaine sur la planète en ce premier tiers du XXIème siècle et les formes de souffrances psychiques intimes qui taraudent les subjectivités de façon spécifique en fonction des contextes et des situations ? » nous dit Véronique Nahoum-Grappe dans la préface de ce livre

Nombreux sont ceux qui semblent ouvrir des brèches subjectives originales sur ce qui pourrait rendre nos vies et le monde vivables : collapsologues, écopsychologues, écoféministes, antispécistes, cliniciens de la précarité, etc. Leurs points communs ? Œuvrer dans les marges, les zones à défendre, les interstices et tenter d’entrer en relation différemment avec les entités qui peuplent la Terre : humains, animaux, arbres, esprits.

Les auteurs abordent la santé mentale comme un champ de conflits de valeurs et de luttes politiques. Selon quelles modalités peut-elle porter des modes de subjectivation alternatifs et féconds donnant une valeur politique à nos vies intérieures ?

En espérant vous y rencontrer nombreux.

Bien cordialement

Bruno Gravier

Séminaire : « Des droits à défendre, des voix à entendre… Sortir de la stigmatisation»

LYON, vendredi 15 (17h00-20h00) et 16 novembre (8h30-18h00) 2024
CHS du Vinatier – Bron – en présentiel et en visio-conférence

En septembre 2023, nous nous sommes retrouvés à Bruxelles pour nous interroger sur les bascules qui changent radicalement le monde dans lequel nous vivons. Notre monde explose de conflits violents, voit l’exclusion devenir le maitre mot des politiques publiques et ignore l’effondrement climatique, pourtant de plus en plus présent. Nous sommes maintenant à l’ère des données massives où big data et intelligence artificielle façonnent nos affects.

Les malades psychiques ont toujours été les premières victimes des secousses sociétales et des violences d’Etat. L’évolution d’une psychiatrie, privée de moyens dans la plupart des pays, ne laisse d’inquiéter par son recours à la contention, à l’isolement et son occultation des droits fondamentaux. Dans de nombreux pays, la privation de liberté des malades psychiques pour des durées indéterminées, dès lors qu’ils sont aux mains de la justice pénale, est un bon exemple du peu de cas fait des droits humains dans ce monde qui ne supporte plus les altérités.

Le CEDEP depuis sa création en 1989 s’est toujours préoccupé de l’évolution des
législations, du respect des droits et de la parole que les usagers peuvent se réapproprier. Ce séminaire se propose de porter un regard, dans ce monde troublé, sur la manière dont peuvent se décliner défense des droits et évolution des lois en 2024. Nous essayerons aussi de rendre compte de la manière dont la voix des patients peut être prise en compte à travers de nouvelles pratiques que nombre de soignants essayent de s’approprier, mais aussi par la prise de parole citoyenne de mouvements d’usagers.

B. Gravier

PROGRAMME

En présentiel et en visio-conférence

Lieu : CHS du Vinatier- Bat 411 – 69500 Bron


Vendredi 15 novembre, 17h00-20h00

« Dans un monde qui bascule », dialogue entre Christian Laval (sociologue, Lyon) et Véronique Nahoum-Grappe (anthropologue, Paris) autour du livre de C. Laval et G. Pegon « Souci écologique et santé mentale dans un monde troublé ».

Samedi 16 novembre, 8h30-17h30

8h00 – accueil

(Chaque intervention de 45mn est suivie d’une discussion de 45mn)

8h30 – Bruno Gravier, président du CEDEP, introduction

9h00 – Pauline Renther, Avocate, Marseille, « La défense des droits des personnes psychiatrisées ». Modérateur Eric Messens, psychologue, Bruxelles. Discutant : Christian Laval, sociologue, Lyon.

10h30 pause-café

11h00 – Gérald Deschietere, Psychiatre, Responsable Unité de Crise, Cliniques Universitaires St-Luc, Bruxelles – Belgique, « Mieux défendre les droits ? A propos de la nouvelle loi belge de privation de liberté en vue de soins et des nouvelles dispositions de la loi sur les droits des patients ». Modératrice : Claire Gekiere, Psychiatre, Aix-les-Bains. Discutante : Véronique Nahoum-Grappe, Anthropologue, Paris.

12h30 repas sur place

14h00Eve Becache, Psychiatre, Lyon, Praticien hospitalier, Chef de service de la ligne Accueil – Orientation, SAS Psy 69. « Un dispositif pour faciliter l’accès aux soins en santé mentale de personnes en défaut ou rupture de soins, L’unité ELIP’S et la plateforme Live ». Modérateur : Bruno Gravier, psychiatre, Yverdon-les-Bains (CH). Discutant : Gérald Dechietere, Psychiatre, Bruxelles.

15h30 pause-café

16h00 – Maeva Musso, Psychiatre, Pédopsychiatre, Saint-Maurice, Présidente de l’Association des Jeunes Psychiatres et Jeunes Addictologues. « L’Open Dialogue, une communauté de soin pour les professionnels, les personnes en soin et leurs proches ». Modérateur : Denis Hers, psychiatre, Bruxelles. Discutante : Dominique Deprins, Statisticienne, Louvain.

17h30 conclusion : Claire Gekiere, secrétaire du CEDEP